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Libres !




Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs des orages
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté


"Liberté" (extraits)
Poésie et vérité, 1942  
 
 
 


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Hé dites, Ho !

Juin 2011

Superficialité estivale...


De mi-mai à mi-juin, je l'avoue, j'ai été héroïque ! Je n'ai quasiment pas regardé la télé, très peu écouté les infos, pas lu le journal... Pas grand chose à me mettre sous la dent pour pondre un édito, donc...


Alors, je pourrais vous parler de banalités diverses... du claquement des voiles et du cri des mouettes, qui construisirent ou effilochèrent mes pensées lors de mes deux dernières sorties en mer... Je pourrais tenter de vous décrire le clapotis des vagues contre la coque et ce doux bercement, qui me firent somnoler alors que je m'étais allongé dans la cabine de ce joli voilier rochelais...


Et si, plutôt, je vous narrais les émotions vagabondes générées par quelques notes et paroles amies, lors d'un récent concert privé aytrésien et plus particulièrement ce moment où, pourtant entouré d'une cinquantaine d'autres spectateurs, je me retrouvai soudain seul, transporté par quelques mots évocateurs vers des époques lointaines...

 
Ou encore pourrais-je tenter de vous faire entrevoir le coucher de soleil flamboyant, aperçu à l'horizon miroitant des flots oléronais, alors que je philosophais modestement sur quelques aléas de la vie, le cul posé sur une dune de sable blond... 


Ou encore... Non ! Je vais stopper là mon énumération... Vous finiriez par croire que je suis du genre à rédiger sans vergogne un édito sur fond de superficialité !

Au fait, que se passe-t-il avec DSK en ce moment ? Y'a un souci ?!



.

Un pied devant l'autre,

Pas à pas nous portent,

Vulgaires godasses,

Simples pataugas,

A deux mains on les lace,

Les deux pieds enlacent...

Jolis mocassins,

Mignons escarpins,

Qu'on peut faire briller,

Sans lumière ni effets...

Sacrés godillots,

Bons gros sabots...

Indispensables souliers,

Nous portent vers nos souhaits !




 
Christophe - La Rochelle - Décembre 2010.


Vague à l'âme...

"Là, le bruit des vagues et l'agitation de l'eau, fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation, la plongeaient dans une rêverie délicieuse..."
Les Rêveries du promeneur solitaire [Jean-Jacques Rousseau]


 
"Et leurs pensées, orageuses tout à l'heure, se faisaient douces, comme des vagues qui s'apaisent."
Bouvard et Pécuchet [Gustave Flaubert]

Poésie visuelle...

"Pour moi, l'art est comme de la nourriture...  J'ai besoin de la  terre, j'en ai vraiment besoin. Je veux comprendre cette énergie  qui nous parcourt et que je ressens aussi bien dans les plantes et dans la terre. Cette énergie, cette vie qui coule à travers le paysage, cette chose insaisissable, qui est là puis qui disparaît... Le renouveau de la vie, le temps, le changement et l'idée de flux de la Nature."

© Andy Goldsworthy






"Carat OK" !

Un petit diamant... cet ancêtre du Karaoké...





ÉTYMOLOGIE
du japonais : kara (vide, forme courte de karappo) +
oke (orchestre, forme courte de orukesutura) = orchestre sans voix.