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Sagesse africaine...


Ubuntu est une idéologie venant de l'Afrique sub-saharienne qui s'articule autour des relations et des obligations des Hommes les uns envers les autres. Le mot trouve son origine dans les langues bantoues de l'Afrique du Sud.

Il recouvre un concept très général qui, bien que n'ayant pas d'équivalent en français, est parfois traduit par : « HUMANITE AUX AUTRES ».

Le terme Ubuntu est souvent lié au proverbe « Umuntu ngumuntu ngabantu. » signifiant approximativement :

« Je suis ce que je suis parce que vous êtes ce que vous êtes » ou d'une manière plus littérale :  « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous... »

L'idée Ubuntu induit donc une incitation réciproque, un partage qui construit mutuellement les êtres et qui laisse donc à penser que « nous sommes faits de l'humanité des autres. »



BONNE ANNEE...

Et oui, c'est la traditionnelle période... Celle où l'on débite de façon rituelle ces deux mots convenus... à la chaîne, comme un boucher de supermarché débite du boudin dans un labo une veille de réveillon ! Peu m'importe de savoir d'où vient cet incontournable exercice imposé (je ne parle plus du boudin, là !). Nul besoin. Mais ils sont partout ces deux mots : à la télé, dans les magazines, sur internet, sur les paquets de Corn-flakes, les autobus, les devantures de magasins, les illuminations (nucléaires) publiques...

" B.o.n.n.e....A.n.n.é.e " ! En fait, j'admets le conformisme de cette formule, alors que je viens de faire comme une large majorité d'entre-nous : pour la Saint Sylvestre, j'ai réveillonné, fait la fête, vêtu de mes fringues les plus belles, bien que trop serrées !

Alors oui, à partir de 00h00, le 1er de l'an, j'ai prononcé cette fameuse formule... plein de fois ! Il y avait là des amis, des connaissances et quelques personnes que je n'avais jamais vues quelques dizaines de minutes auparavant... On s'est fait la bise, comme si on était tous de vieux potes, dans les cris, les trompettes, les cotillons et la liesse, le ventre gavé de petits fours, de salades multicolores, de morceaux de bêtes mortes et de breuvages-à-consommer-avec modération-sauf-ce-jour-là...

Dans ces moments-là, personne ne s'interroge trop sur cet énorme privilège que représente ce rituel : par exemple, en bons occidentaux décadents, nous ne pensons surtout pas aux millions d'êtres humains pour lesquels une simple boîte de petits pois représente un concept abstrait, un pur fantasme ! Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes formatés ainsi : ce jour-là on oublie tout, encore plus qu'à l'accoutumée, pour ne tendre que vers un seul objectif : consommer (cons sommés ?), manger, boire, se défouler... Le monde continuera à tourner, tant bien que mal, mais le soir du réveillon, alourdi par le foie gras, le champ' et le parfait au chocolat, nos fringues un peu moins bien repassées qu'en début de soirée, nous nous sommes tous jetés dans les bras les uns les autres... En partie afin d'occulter le fait qu'on enterrait l'année précédente, et avec elle nos loupés, nos bleus à l'âme, la crise et tout et tout...

En fait, ce n'est pas si facile à encaisser un réveillon de jour de l'an (et je ne parle pas que d'un point de vue hépatique ou stomacal) : oui, c'est aussi une dure épreuve morale, le moment où l'on sait, où l'on sent, plus ou moins consciemment, qu'on vient de prendre un tour au compteur. Que le temps, inexorablement, grignote notre capital de life, comme les radars routiers nos points de permis...

On a presque tous les mêmes problématiques, quand l'on tend l'oreille : la nouvelle année va-t-elle être meilleure ou pire ? Guerres, attentats, carnages scolaires... ou pas ? Marchés financiers ? Catastrophes naturelles ? Johnny Hallyday va-t-il survivre à Jean-Paul Belmondo ? Ma boîte va-t-elle licencier ou non ? Où vais-je partir en vacances cet été ? Est-ce que le fiston va plus cartonner en maths qu'en SVT ?

Et puis, passés ces instants entrecroisés de libations et de bilans, les jours se remettent à défiler, la routine se réinstalle dans notre quotidien, afin d'alimenter en souvenirs et en expériences nos cerveaux dociles, lesquels referont le bilan dans un an, inlassablement, enfin on l'espère... Ca nous démontrera à nouveau que durant douze mois on a peut-être évolué, vieilli, mûri... et qu'on fait partie des survivants !

Alors, en attendant, on se remotive, on se booste. On se dit, en êtres civilisés, modernes et normaux que nous sommes, que l'on va attaquer en ce début d'année un nouveau "premier jour du reste de notre vie", mais qu'on va le faire intelligemment : en corrigeant certaines choses perfectibles, pour évoluer dans le bon sens, moins souffrir, paraître aux yeux des autres, qu'on les aime ou non... Du coup pour les en convaincre, plus que nous-mêmes, on prend des résolutions qui, si elles étaient réellement tenues, seraient de véritables secousses sismiques dans nos vies. Imaginez comment ce serait affreux, chiant, si nous tenions tous nos résolutions de début d'année... Plus de tabac, du sport à outrance, plus de picole, une rigueur à toute épreuve, à la maison, au boulot. Argh !!! Une vraie vie de merde, aseptisée et triste !!!

Heureusement, ça ne dure que quelques heures, quelques jours, ces idées de révolution, à l'instar de la teuf du réveillon, où l'on aime tout le monde, où il n'y a plus d'ennuis, où l'on ne dit pas du mal des uns et des autres, où l'on se montre notre dernier Smartphone sans se jalouser, où l'on se fait péter la panse sans nous inquiéter de notre taux de cholestérol...

Oui, en fait, c'est ça : un seul jour à tenir, à être heureux, insouciant ! C'est moins difficile que si c'était le contraire... S'il fallait passer 364 jours à être ivre de bonheur, bienveillants avec tout le monde, si l'on pouvait manger, boire, fumer, baiser, faire n'importe quoi... sauf le premier jour de l'année... on ne tiendrait pas, forcément ! Alors ce rituel du jour de l'an est une sorte de carnaval, durant lequel l'on exorcise nos démons, l'on se défoule, s'illusionne de bonheur, pour ne pas se rappeler qu'il y a ensuite 364 jours à en chier ! Alors, comme dit Benoît Poelvoorde : BONNE ANNEE, MON CUL !

Bon, je ne veux quand même pas vous gâcher vos derniers souvenirs de fiesta, alors je vous souhaite juste de ne pas avoir trop de choses à digérer ou à refouler à la prochaine Saint Sylvestre ! Et... ANNEE NORMALE à tous !

HO









Que du bonheur !

Il y a quelques temps, alors que je parcourais le superbe blog de Cali Rezo, artiste et graphiste parisienne, je fus enchanté par cette idée...

Donc, voilà, j'ai créé mon affichette et nous sommes partis, quelques amis et moi, dans les rues de La Rochelle (Charente Maritime) pour une action génératrice de lien, de contact, d'humanité...

Distribuer du bonheur en procure également à soi-même ! Les gens avaient la banane et on a tous apprécié !

Essayez donc !





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Hé dites, Ho !

Octobre 2011

De l'utilité des sites pour âmes en peine...



Que devons-nous penser, amis lecteurs aux yeux scrutateurs et à la comprenette plus ou moins affûtée, oui, que devons nous penser de cette floraison libidineuse de sites arachnéens, honteusement étalés sur la toile (im)pitoyable, où s'englue la plupart de vos esprits atrophiés, qui la tiennent présentement pour le Monde pour de vrai ?!

Que devons-nous penser, chers petits êtres serviles, notamment quand vos sens, perturbés par d'irrésistibles sécrétions hormonales, vous incitent à vous connecter sur d'improbables ghettos de rencontres, à vous atteler au sein dodu et complaisant de ces camps festifs pour célibataires en mal de contacts papillaires joueurs, de lait nourricier jouissif et de faux amours jouisseurs ?!

Et pourtant, amis, humbles résidus d'une société déboussolée, serait-il possible que ces zones d'espoir et de fusion de corps et d'esprits en quête d'humanité soient finalement qualifiables de ces quelques mots, définitivement ancrés dans les habitudes consommatrices, elles-mêmes insidieusement instillées par quelque consortium agro-alimentaire hypnotiseur : RECONNU D'UTILITE PUBLIQUE ?!

Oui, en vertu de cette étiquette justificatrice, laquelle, appliquée à n'importe quel service ou produit usuel, permet de le rendre aussitôt insoupçonnable et incontournable, telles certaines fontaines savoyardes distillatrices d'eaux pures, de nitrates sympathiques et d'urines infinitésimales et bovines des alpages vertueux, oui... malgré cet éventuel label et de par leur prétendue haute teneur en humanité potentielle, de par leur propension supposée à générer, sinon des sentiments profonds, du moins des effleurements superficiels, doit-on, ou non, qualifier lesdits sites pour célibataires de bienfaits de l'humanité ?!

Je vous le demande... chères créatures assoiffées de chairs offertes, de bavassements intimes, d'amitiés illusoires et de loisirs obsolètes pour dimanches pluvieux : faut-il plébisciter les sites de rencontre, glorifier les sites de loisirs et porter aux nues les clameurs étourdies de vos âmes torturées, dont les échos diffusent à la cantonade virtuelle vos évidentes pulsions inassouvies ?!

Là est la question... à laquelle je ne répondrai bien sûr point, vous laissant toute liberté de réagir à ce sujet de futile espoir, ainsi que votre entier libre-arbitre, fût-il illusoire !

Votre dévoué Ho !




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Koidneuf ?


Le bateau coule (presque) normalement ! Car on l'aide un peu...

Cliquez sur l'image pour agrandir


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Hé dites, Ho !

Septembre 2011

Particules & décadence !



Pour plusieurs motifs valables, que je n'ai aucune intention de vous détailler ici, j'ai malheureusement été contraint de passer plus de temps devant les news ces dernières semaines, action dont je m'étais quasiment sevré depuis plusieurs mois (voir mes éditos précédents)...

Conséquences : un brusque apport d'infos accablantes, un afflux d'horreurs, un raz de marée médiatico-toxique, à l'origine de ma récente période de procrastination, laquelle vous a privés de l'édito d'août...

A cette occasion, j'ai surtout repris le Monde en pleine face... J'ai été extirpé de la doucereuse torpeur dans laquelle je m'étais réfugié... Aïe, ça fait mal ! Oui, quelle souffrance de s'apercevoir qu'en l'espace de quelques poignées de semaines, les affaires terrestres n'ont pas franchement évolué vers le mieux !

Guerres, affrontements, attentats, conflits, catastrophes, faillites, inflation, répressions, révolutions, récessions, crise économique majeure, acquis sociaux en voie de désintégration, hausse des cotisations, des prix, du pessimisme ambiant, campagne présidentielle ridicule sur fond d'affaires navrantes et de règlements de compte pitoyables, décadence générale, tiraillements, etc. Tout fout le camp !!!

Tiens, même l'univers est remis en question ! Une bande de savants fous n'a pas trouvé mieux, dans ce contexte plus que morose, de nous sortir la trouvaille qui va peut-être révolutionner notre environnement et les fondements de nos connaissances en matière de physique... Accrochez-vous au faisceau, j'enlève l'échelle (planétaire) :

"Des physiciens ont fait une découverte inattendue et totalement révolutionnaire. Ils affirment avoir mesuré des particules à une vitesse dépassant celle de la lumière, normalement considérée comme une limite infranchissable dans la théorie d'Einstein...".

Bon, pour résumer, nos joyeux drilles se sont apparemment allègrement bombardés, entre Suisse et Italie (730 km à travers la croûte terrestre !) à coups de canons à particules élémentaires de matière. Ils ont alors constaté que des particules arrivaient plus vite que prévu et donc circulaient à une vitesse de 300.006 km/s au lieu des 300.000 km/s habituels. Vous me direz, l'écart n'est pas très grand... Oui, mais il "est" ! C'est là le problème...

Tout fout le camp, je vous dis ! En plus de notre trou de la sécurité sociale, nous n'avions pas besoin d'un trou dans la sécurité sidérale... Je m'explique : ces résultats sidéraux et sidérants pourraient suggérer que "des particules ont trouvé un raccourci dans une autre dimension et donc qu'il existerait dans l'univers davantage que les quatre dimensions connues (soit les trois dimensions dans l'espace auxquelles s'ajoute celle du temps)... Il se peut aussi que la vitesse de la lumière ne soit pas la vitesse limite", supposent également nos braves scientifiques, tout en soulignant que "le record battu par le neutrino (la particule vedette) ne signifierait pas forcément qu'Einstein s'est trompé...". Ouaip, mais de là à le penser...

Tout fout le camp, je vous répète !

D'ailleurs, moi aussi...

Au mois prochain, enfin si la planète résiste à ce big-bang ambiant !


(Source des citations et de la photo 1 : maxisciences.com)



"Oups, m'a trompu... Pffffffff !!!"

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4 leçons de vie...



  • Attention
Durant mon deuxième mois au collège, notre professeur nous a donné une petit test surprise. J'étais un élève consciencieux et j'ai répondu aisément à toutes les questions jusqu'à ce que je lise la dernière question :

- Quel est le prénom de la femme de ménage de l'école ?

Il s'agissait certainement d'une blague. Je l'avais rencontrée plusieurs fois. Elle était grande, cheveux foncés et dans la cinquantaine, mais comment aurais-je pu savoir son nom ? J'ai remis ma copie en laissant la dernière question sans réponse. Juste avant la fin du cours, un élève a demandé si la dernière question comptait pour la note.

- Absolument, a répondu le professeur. Durant votre vie, vous allez rencontrer beaucoup de gens. Ils sont tous importants. Ils méritent tous votre attention et vos soins, même s'il s'agit simplement d'adresser un sourire ou un bonjour.

Je n'ai jamais oublié cette leçon. J'ai aussi appris que la femme de ménage s'appelait Dorothée.



  • Dévouement
Année 1965. Un soir, vers 23h30, une femme âgée de race noire se tient le long d'une autoroute de l'Alabama, tentant de se protéger de la pluie battante. Son auto est tombée en panne et elle a désespérément besoin d'un transport. Détrempée, elle décide de demander de l'aide auprès de la prochaine voiture qui passe. Un jeune homme blanc s'arrête, situation très peu courante dans ces années, troublées par les conflits raciaux. Le jeune homme l'amène en sécurité, l'aide à contacter un dépanneur pour sa voiture et lui trouve un taxi.

Elle a l'air très pressée, mais prend le temps de noter son adresse et le remercie.

Sept jours plus tard, on vient cogner à la porte du jeune homme. A sa grande surprise, on lui livre une télévision couleur grand format. Un petit mot y est attaché :

"Merci beaucoup de m'avoir porté secours sur l'autoroute l'autre jour. La pluie avait transpercé non seulement mes vêtements mais aussi mon esprit. Puis vous êtes arrivé. Grâce à vous, j'ai pu me rendre au chevet de mon mari mourant juste avant qu'il ne rende l'âme. Dieu vous bénisse pour m'avoir aidé et pour votre dévouement pour les autres. Bien à vous, Mme Nat King Cole."

[Nota : Nat King Cole était un pianiste de jazz très célèbre, décédé le 15 février 1965]





  • Geste
Un petit garçon de 10 ans entre dans un café-restaurant et s'assoit à une table. Une serveuse s'approche...

- Madame, c'est combien pour un sundae de crème glacée ? demande-t-il.

- 50 cents, répond la serveuse.

Le petit garçon sort la main de sa poche et se met à examiner la monnaie qu'elle contient.

- Euh, combien pour une simple boule de glace ? demande-t-il.

A ce moment il y a des gens qui attendent pour une table et la serveuse commence à perdre patience.

-35 cents, répond-elle sèchement.

- Je vais prendre une boule chocolat, dit-il.

La serveuse lui apporte sa crème glacée, dépose l'addition sur la table et s'en retourne. Le garçon déguste sa crème glacée, paie à la caisse puis s'en va.

Quand la serveuse revient, elle a la larme à l'oeil en nettoyant la table : bien placés à côté du plat vide, il y a 15 cents. Le petit garçon ne pouvait pas prendre le sundae parce qu'il devait lui rester suffisamment de monnaie pour laisser un pourboire...




  • Sacrifice
Il y a plusieurs années, quand je travaillais comme bénévole dans un hôpital, j'ai connu une petite fille qui s'appelait Lize. Elle souffrait d'une sérieuse maladie rare. Le seul espoir qu'elle s'en remette semblait être qu'elle reçoive une transfusion sanguine de son petit frère de 5 ans, qui avait miraculeusement survécu à la même maladie et avait développé les anticorps requis pour la combattre.

Le médecin expliqua la situation au petit frère et lui demanda s'il serait prêt à donner son sang à sa soeur. Je l'ai vu hésiter un instant avant de prendre une grande respiration et répondre :

- Oui je vais le faire, si c'est pour la sauver !

Au cours de la transfusion, il était étendu dans un lit au côté de sa soeur et il a souri, comme nous tous, quand il a vu sa soeur reprendre des couleurs. Puis il a pâli et son sourire s'est fané. Il a levé les yeux vers le médecin et lui a demandé d'une voix tremblante :

- Est-ce que je vais commencer à mourir tout de suite ?

Etant jeune, le petit garçon avait mal compris le médecin ; il croyait qu'il devait donner à sa soeur tout son sang pour la sauver.



(Auteurs anonymes)



Dilemme...

"Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page."
(Saint Augustin)


Egypte - Au dessus du désert.


Il y a cependant un revers à la médaille : l'empreinte écologique ! Plus on voyage, plus on pollue *... Cruel dilemme !


Egypte - Au dessus de la Mer Rouge.


Ou alors, il faudrait procéder comme les anciens : tout à la rame, à la force humaine...


Karnak - Temple d'Amon - Sanctuaire Barque Sacrée.



* Trajet aérien aller et retour Nantes (France) - Hurghada (Egypte) = 7582 km.
   Consommation par passager = 295 kg de carburant.
   Emission de CO2 par passager = 920 kg.
   Empreinte écologique (Warming effect) : l'équivalent de 2750 kg de CO2 
   par passager (tient compte d'autres critères : déplacements 
   connexes, autres matières polluantes générées par le trajet...).



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Hé dites, Ho !

Août 2011

Procrastination..



En août je suis adepte de la procrastination...
Pour l'édito, je n'ai pas trouvé la motivation !



Procrastination : nom féminin. Étymologie : du latin procrastinatio, de pro (« en avant ») et crastinus (« de demain »), dérivé de cras (« demain »). /pʁɔ.kʁas.ti.na.sjɔ̃/

1. (Psychologie) Penchant à différer, tendance à remettre au lendemain ou à plus tard.
La procrastination est un terme qui désigne la tendance pathologique à remettre systématiquement au lendemain quelques actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non). Le "retardataire chronique", appelé procrastinateur, n’arrive pas à se "mettre au travail", surtout lorsque ça ne lui procure pas de gratification immédiate.

2. Action de reporter, de remettre à plus tard ce qui pourrait être fait le moment même.
La procrastination, c’est le fait de toujours repousser au lendemain des choses importantes, de toujours trouver mieux à faire que les dossiers urgents ou les activités pour lesquelles on s’était engagé. Peut devenir un véritable handicap dans la vie professionnelle et personnelle.








La MUCOVISCIDOSE : une maladie injuste !

Crédit photo : Muriel Franceschetti - Association Vaincre la Mucoviscidose

Difficile de parler de la mucoviscidose de façon neutre... Cette maladie est extrêmement dure à vivre pour les malades et leur entourage. Beaucoup de souffrance au quotidien, avec la perspective d'un avenir plus qu'incertain... Certes, toutes les maladies (génétiques) sont injustes, mais celle-ci l'est particulièrement car non seulement elle touche des sujets très jeunes mais elle leur "vole leur vie", lentement, inexorablement...

Il y a deux ans, j'eus l'occasion d'écrire l'article qui suit sur cette maladie... Depuis, j'en parle dès que je le peux, en espérant que d'autres s'impliqueront à leur tour dans cette lutte et seront plus enclins à se battre et à s'investir !


Petite histoire, vécue quelque part en Charente maritime :

Louis et Max ont fréquenté les mêmes écoles et grandi ensemble, avant de se perdre de vue, lorsque Max est parti travailler quelques années à Paris. A son retour, ils se sont retrouvés. Entre temps, chacun avait fondé une famille. Habitant tous deux sur le même secteur, ils ont donc continué à se fréquenter occasionnellement. Un jour, au cours d'un apéro entre mecs, Max révèle à Louis que son fils, Noa, âgé de dix ans, est atteint de mucoviscidose... Passé le moment de surprise, Louis interroge son ami et s'informe sur la réalité de cette maladie. Il comprend que c'est grave lorsque Max lui explique que l'espérance de vie actuelle d'un jeune malade se situe autour de quarante ans et que la moyenne de survie est de vingt-quatre ans... Il est même bouleversé lorsque Max lui explique qu'après le décès du chanteur Grégory Lemarchal, emporté par la maladie en 2007, Noa a déclaré à sa mère : "Maman, ça ne sert à rien alors que je travaille à l'école...".

Louis, qui est pigiste pour la presse écrite, prend le temps de la réflexion. Il contacte une association de lutte contre la mucoviscidose, se fait envoyer un dossier de presse et en parle à son rédacteur en chef, afin de planifier un reportage et l'interview d'un malade et de sa famille. Tout naturellement, il propose cela à son ami Max et lui demande d'y réfléchir avec son épouse et le petit Noa.

Le jeune garçon étant tout d'abord enthousiasmé, Louis rédige à son attention quelques conseils et questions, en vue de préparer l'interview. Cinq jours plus tard, il reçoit un coup de téléphone de Max : Noa est hospitalisé pour au moins une semaine, suite à une importante affection pulmonaire. Le projet est bien sûr mis de côté...

L'entretien ne se fera finalement pas. Noa, très fatigué par son hospitalisation, ne souhaite plus être interrogé. Il déclare même à sa mère : "...le journaliste n'a qu'à aller interviewer Grégory Lemarchal !". Les parents et Louis sont bien sûr désolés et attristés. C'était une bonne occasion de mieux faire connaître la mucoviscidose, de faire passer un message utile, en parlant notamment des dons aux œuvres, de l'organisation des Virades de l'Espoir, du don d'organes.

Depuis, Louis en parle régulièrement dans son entourage... et ne manque pas d'écrire à ce sujet !

Crédit photo : Patrice Allard -
Association Vaincre la Mucoviscidose



Qu'est-ce que la MUCOVISCIDOSE ?

C'est une maladie génétique, toujours transmise conjointement (le plus souvent sans le savoir) par le père et la mère. La mucoviscidose est une maladie qui touche les voies respiratoires et le système digestif. Elle peut s'exprimer de façon différente chez chaque patient. Certains sont plus touchés au niveau des poumons et d'autres au niveau de l'appareil digestif.

En France, un nouveau-né sur 4200 est touché par la mucoviscidose. En effet, cette maladie génétique est assez fréquente. Ainsi 200 enfants naissent chaque année en France avec la mucoviscidose.



Que signifie MUCOVISCIDOSE ?

Ce mot est composé de : MUCUS + VISCOSITÉ = MUCOVISCIDOSE.

Le corps de chacun d'entre nous produit du mucus. Cette substance fluide tapisse et humidifie les canaux de certains organes de notre corps. Dans le cas de la mucoviscidose, le mucus est épais et collant. Ce manque de fluidité va provoquer des difficultés au niveau des voies respiratoires et digestives. Ainsi les bronches peuvent-elles s'encombrer et s'infecter, provoquant toux et expectorations. Les voies et canaux digestifs (intestins, pancréas, foie) peuvent également être obstrués, provoquant des problèmes de digestion.



Caractéristiques de la MUCOVISCIDOSE...

o Touche aussi bien des garçons que des filles.

o Est différente d'un patient à l'autre.

o Est une maladie chronique dont la prise en charge médicale est bien organisée aujourd'hui.

o N'est pas contagieuse.

o N'affecte pas les capacités intellectuelles ni musculaires.

o Ne se voit pas et ne crée pas de handicap moteur ni cérébral.



Une espérance de vie limitée mais en progrès constant...

Grâce aux progrès de la recherche et aux soins, pour les enfants qui naissent actuellement, l'espérance de vie se situe autour de 40 ans, alors qu'elle n'était que de 7 ans en 1965. Mais l'âge moyen de décès de l'ensemble des patients n'est encore que de 24 ans.


Crédit photo : Patrice Allard - Association Vaincre la Mucoviscidose


Traitement

Le traitement comporte dans la plupart des cas :

o De la kinésithérapie respiratoire, le plus souvent 1 à 2 fois par jour, afin de désobstruer les bronches des sécrétions muqueuses. Ces séances, en principe faites par un professionnel, durent de 15 à 30 minutes.

o Des aérosols, pour fluidifier les sécrétions bronchiques, dilater les bronches ou administrer des antibiotiques. Ces séances durent en général 15 à 20 minutes et se répètent 1 à 3 fois par jour.

o La prise d'extraits pancréatiques, qui permettent la digestion des graisses. Ces gélules doivent être prises au début du repas.

o La prise de certaines vitamines (A, D, E, K) qui, comme les graisses, sont mal absorbées.

o La prise d'antibiotiques au moment des épisodes de surinfection bronchique, administrés en fonction des affections, par voie orale ou intraveineuse, généralement durant 15 jours.



Conséquences sur la vie scolaire

La gravité de la mucoviscidose peut être diverse, ainsi que la capacité à supporter psychologiquement le poids de la maladie. Un enfant atteint de mucoviscidose doit mener la scolarité la plus semblable possible à celle de ses camarades de classe. Comme pour toutes les autres maladies chroniques, il ne faut ni traitement de faveur ou de compassion ni de trop grande publicité. Il faut respecter le désir du patient s'il ne désire pas informer ses camarades de classe de sa maladie. Néanmoins la compréhension de la maladie et des contraintes qu'elle lui impose, la mise en place d'aménagements pratiques, peuvent être fondamentales pour la réussite scolaire.

Les capacités d'apprentissages ne sont pas altérées. Ces enfants sont normalement intelligents. Il faut juste prendre en considération dans l'emploi du temps des patients le temps imparti au traitement. Les consultations régulières, souvent mensuelles, les hospitalisations, peuvent avoir pour conséquences un absentéisme scolaire forcé. Lorsque la maladie est évoluée, les patients, fatigués, ont un sommeil peu récupérateur et cela peut induire des difficultés de concentration.



Merci à l'association VAINCRE LA MUCOVISCIDOSE  pour son assistance, la fourniture du dossier de presse et des photographies...

Contact : 181 rue de Tolbiac 75013 PARIS.
Tél: 01 40 78 91 96



Vous aussi, vous souhaitez aider et lutter contre la mucoviscidose ?

Contactez une des associations... Renseignez-vous !

Faites un don ! Participez aux Virades de l'Espoir !

Agissez ! Prenez votre carte de donneur d'organes !


Chaque action contribue à faire reculer la maladie !





"Parfum Pêche Passion"...

 

Il y a deux ans, curieux de connaître le quotidien d’un marin-pêcheur, j'eus la chance d'embarquer avec Gaël, patron royannais de "petite pêche".
Récit d'une journée enrichissante, retranscrit spécialement pour vous sur Ho' Blog...

Trois heures du mat’... Je me joins à l’équipage du "Gladiator", nom guerrier de ce "fileyeur-ligneur". Un peu moins de onze mètres et 9,85 tonneaux, il arbore une belle couleur dominante rouge. Gaël, 44 ans, le Boss, nous sort du port dans la nuit étoilée. Direction : les filets posés la veille à quelques encablures de Royan, entre Cordouan et Bonne-Anse. Il fait doux, la mer est plate. Geoffrey, alias "Jo", 20 ans et Jean-Christophe, alias "Moumoune", 46 ans piquent un somme dans la cabine exiguë, assis à même le sol, malgré le bruit du moteur omniprésent. Gaël, à la barre, fume une clope et m’explique le programme : on s’apprête à "virer" (remonter) les premiers filets, des sections de 2 x 1000 mètres. Il s’agit de filets "dormants", destinés à prendre des poissons de fond, lesquels viennent se coincer dans les mailles par leurs ouïes. Bientôt, l’équipage s’active. A la lumière du projecteur, j’aperçois la première bouée, surmontée des fanions caractéristiques : elle matérialise l’un des emplacements où on a « filé » (posé) la veille. A l’aide d’une gaffe, Moumoune récupère puis engage la corde dans le vire-filet. La remontée commence et les premiers poissons apparaissent, essentiellement des soles. Gaël et Moumoune sont à la "goulotte" : ils récupèrent les prises entortillées dans les mailles. Gaël doit en plus stabiliser le bateau, moteur au ralenti, l’orienter dans le courant, à l’aide des instruments à sa portée : double commande, écran de cap, GPS... Le rythme est soutenu car le vire-filet tourne sans cesse. Il faut simultanément faire avancer le filet, y récupérer les prises, en ôter les impuretés (algues, crabes...), le désentortiller et le mettre dans le bon sens. C’est primordial, afin qu’une fois arrivé au bout de la goulotte le filet, tiré à bout de bras par Jo, se présente bien sur le "yoyo", et se place correctement dans le "parc" (bac). A l’étape suivante, il peut ainsi être remis à l’eau, jusqu’au lendemain. C’est sans discontinuer : les trois marins enchaînent les actions et il y a peu de moments de répit. Un vrai travail d’équipe, en totale coordination, en parfaite osmose. A de rares moments, une courte pause est possible, quand on ne file pas immédiatement après avoir viré. Les gars ont alors quelques minutes pour fumer, boire un café ou avaler un en-cas. Le jour s’est levé. Les heures défilent. Quinze kilomètres de filet plus tard, les soles, raies, seiches, maigrettes et autres bars sont empilés en vrac dans les bacs. Le Gladiator fait retour, mais nos marins n’en ont pas fini : il faut étriper les soles, préparer et trier les prises, les laver, faire la mise en bac, filmer, glacer, nettoyer le pont. A l’arrivée au port, tout est fait et il n’y a plus qu’à peser et à déposer les trois cents kilos de poisson dans les frigos de la criée. Il est quatorze heures. Fin de journée de "petite pêche" : un travail peinard, non ?!




L'interview qui tue...

Ho : quel regard portes-tu sur la profession ?

Gaël : c’est le plus beau métier du monde, mais régi sans bon sens, par des gens qui ne connaissent pas sa réalité !

Ho : quel avenir pour la pêche ?

Gaël : beaucoup d’inquiétude ! Restrictions envisagées sur la pêche du bar, disproportion entre la grosse et la petite pêche, incohérences de Bruxelles concernant les quotas et l’attribution des aides, pillage des ressources par les gros chaluts étrangers, prix du carburant et charges en hausse, coût du matériel, de l’entretien, etc. On reproche à la pêche en général d’affaiblir la ressource, mais celle-ci est déjà diminuée par les erreurs de la société : pollutions agricole et industrielle qui déversent nitrates et polluants dans la mer ! Ici on est de l’estuaire, beaucoup en vivent : si le terminal méthanier venait à s’implanter, c’est la mort annoncée de la pêche royannaise !

Ho : Ton meilleur souvenir ?

Gaël : Pas un souvenir, une satisfaction : ce métier, c’est ma passion. Celle-ci me permet de nourrir ma famille, depuis bientôt 20 ans, en étant libre, à l’air pur... toute l’année !

Ho : Ton plus mauvais souvenir ?

Gaël : Le jour où j’ai remonté le corps de mon ancien patron dans ses filets, juste après son naufrage... Une semaine avant, j’étais encore à son bord !

Ho : Ton coup de gueule ?

Gaël : Le monde de la plaisance est protégé, pas celui de la pêche. Tout est fait pour le tourisme. Tout le monde s’en fout que les estivants nous endommagent nos lignes en pêchant à la traîne ou qu’un gros chalutier espagnol nous ruine 500 mètres de filet. Pourtant on appartient au patrimoine local. A ce rythme, on est voué à disparaître... Et Royan sans son port de pêche, ce ne sera plus le même paysage, la même station balnéaire !

Ho : Heureux ou pas ?

Gaël : Y'a pire ! Oui, malgré tout ça, je suis heureux. 


Citation de Gaël  : L’Océan est ma vie, c’est mon jardin !


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Hé dites, Ho !

Mai 2011

Sniper time !



J'ai été prévenu par la clameur publique mondiale ! Un murmure, devenu brouhaha, puis grondante cacophonie, avant de constituer, probablement, l'évènement polémique et historique de l'année 2011...

Une "grande victoire" de la démocratie bienveillante, de la fraternité humaniste, du paternalisme pregnant et rassurant de notre "modèle" américain légendaire : oui, les USA ont "effacé" leur ennemi public n° 1... Dessoudé, shooté, tiré comme un lapin de garenne ou un personnage de jeu vidéo, le terroriste number one... sans procès, tambours ni trompettes et même pas sur air wagnérien !  Presque dix ans après, il a rejoint le "ground zero", d'où la traque était partie...

Ite missa est, Allah wakbar, god bless America et tutti quanti...

Bon, pour prendre acte de ce moment qui fera date, j'ai donc "réanimé" mon téléviseur (en me forçant et après avoir mis un peu de dégrippant sur le bouton de mise en marche) et j'ai ouï, lu, écouté... J'ai tenu environ dix minutes, avant d'appuyer, tel un sniper intransigeant, sur le bouton "off" de ma lucarne...

Ouaip, contrairement au vilain terroriste, j'ai pu, moi, battre en retraite ! J'ai fui les clameurs de liesse du "peuple leader", inconscient que cette démonstration combinée de force et d'allégresse risquait d'attiser encore un peu plus les haines et d'aggraver l'instabilité mondiale, j'ai fui devant les politiciens qui exultaient, les journalistes qui extrapolaient, les analystes qui inquiétaient, les historiens qui racontaient, les gens qui pleuraient, ceux qui riaient, j'ai fui devant cette humanité qui, sous mes yeux embués, continuait à déconner !

Bon, je vais aller me boire un verre face à l'océan, histoire de fêter ma résolution de ne plus allumer ma télé avant la prochaine grande nouvelle !!!


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Hé dites, Ho !

Avril 2011

Super journée...



Les fleurs de cerisiers tombées
le temple appartient
aux branches
Yosa Buson



Vous le savez, je suis désormais de ceux qui n'absorbent la mixture médiatique qu'à minima (voir mon édito de mars).
 
N'empêche qu'aujourd'hui, je dis : "C'est une putain de super journée !" ... et tant pis pour l'expression !
 
Je viens d'apprendre que tout rentrait dans l'ordre au Japon : les techniciens, certes au prix de grands sacrifices, sont enfin parvenus à stabiliser les réacteurs nucléaires défaillants de Fukushima... Je pensais à ce peuple courageux, l'autre jour, en m'asseyant à quelques mètres d'un magnifique cerisier en fleurs, dans un parc de La Rochelle... Je me disais que la floraison printanière devait avoir un sale goût en ce moment au Pays du Soleil levant !
 
Justement, ce matin, le soleil inonde ma baie vitrée... On annonce 19° pour cet aprèm' à La Rochelle... Yeeees !
 
Et puis, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, j'ai lu sur Internet que les principaux candidats à l'élection présidentielle de 2012 allaient renoncer, afin de laisser le champ libre à Nicolas Hulot, lequel a annoncé sa candidature et est aussitôt porté très haut dans tous les sondages... Merde ! (désolé)... La raison l'emporterait-elle enfin dans notre pays ?!
 
A l'instant, mon portable a sonné et j'ai eu confirmation que cette journée était particulière... C'était le patron d'une grosse entreprise régionale : "Bonjour Monsieur, j'ai récemment entendu parler de vous et de vos écrits... Voilà, je vous propose de prendre en charge la communication de mon entreprise... Nous souhaitons que vous nous aidiez à "évoluer", à tendre vers plus de sincérité et d'authenticité... Nous désirons nous ouvrir à l'ensemble des composantes de la société actuelle et marginaliser la course incessante au profit ! Notre unique but est d'améliorer le quotidien de nos concitoyens... Nous envisageons même de diviser nos prix par quatre et donc nos profits par deux..."
 
C'est à ce moment que j'ai crié, me suis redressé dans mon lit, le cœur battant, bien réveillé... et j'ai réalisé ! Il y avait un truc qui clochait...
 
Il y a des 1er avril qui laissent plus de traces que d'autres...
 
J'ai mis un pull en laine, car les 19° annoncés n'étaient pas immédiatement perceptibles... et je n'ai allumé ni la télé ni la radio !
 
Et pourtant, d'habitude, j'aime bien le poisson !



 
 
 
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Prophétie ?



Celui qui arrive sans qu'on l'ait fait venir, c'est le destin. (Proverbe chinois)



C'est sans compter la créativité destructrice de L'Humain !!!




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Hé dites, Ho !

Mars 2011

Echappatoire !




Entre noirceur conjoncturelle et incertaines trajectoires, peu de répit s'offre à nous en ce début de mois de mars...

Le Monde arabe explose, les guerres se multiplient, les peuples crient... sept milliards de particules sur le caillou, au moment où j'écris ces lignes...

7.000.000.000 !!! Il y a des chiffres qui parlent d'eux-mêmes !

Chez nous, on tente de nous faire croire que la crise économique s'estompe et le jeu gouvernemental des chaises musicales pourrait presque nous faire sourire, s'il ne se déroulait pas sur fond d'affaires navrantes, à l'heure où le chômage, la précarité et la menace planante au dessus de nos acquis sociaux n'ont jamais été aussi présents...

Alors ? Que faire ? Certains préfèrent se lamenter, se prendre la tête entre les mains... D'autres militent, se battent... Et puis il y a ceux que cela indiffère, que la crise ne touche pas, ou pas encore, qui continuent à (se) consommer (consumer ?), comme à l'accoutumée... dans l'insouciance !

Me concernant, j'ai choisi : je ne me plains plus, je ne me charge plus de pensées négatives en cherchant les hypothétiques responsables de cette déconfiture (inter)nationale, je ne consomme plus que le strict minimum, en évitant les hypermarchés tentaculaires... et surtout, surtout, j'ai coupé les "vannes", le flot continuel des lamentations et horreurs en tous genres, de même que celui du bourrage de crâne publicitaire et de la propagande politico-démocratico-hypnotique... Comment ? En n'allumant quasiment plus ni ma télé ni ma radio ! Waouh, quel pied !!! Quel silence ! Quelle félicité !

Politique de l'autruche ? (vaut de toute façon mieux que politique tout court). Lâcheté ? Facilité ? Je pouffe ! Appelez cela comme vous voudrez, pour moi il s'agit désormais d'une réaction naturelle, de l'autodéfense antimondialisation, de l'instinct de survie sociale... Moins j'en sais, mieux je me porte ! Je me dis que, de toute manière, si jamais les choses s'arrangent, il y aura bien quelqu'un pour me prévenir, non ?! "Mdr", comme on s'esclaffe désormais !

E.C.H.A.P.P.A.T.O.I.R.E. : ces douze lettres ne signifient pas que je vais me réfugier dans une ville des Deux-Sèvres, non, cela induit juste que je prends subrepticement la tangente, que je décroche de ce déluge médiatique, de ce délire consumériste, avant qu'ils ne m'engloutissent... Je m'esquive, m'échappe, m'extirpe et me préserve ainsi... Les sanglots longs des violons de l'hiver qui meurt bercent mon cœur avide d'un retrait salvateur ! Un vrai petit Verlaine en herbe le Père Ho ! Du trip poétique empreint de lucidité retrouvée...

Tiens, dans le même esprit, j'en ai profité pour épouiller mes répertoires téléphoniques, agendas et autres listings, éliminant sans scrupules les noms des pseudos amis de toujours, qui ne me donnent des nouvelles qu'une fois par quinquennat et encore pour me soumettre les vomis récurrents de leurs désolantes crises de foi (!)...

Poursuivant sur ma lancée, j'ai également atomisé mon compte Facebook (zut, je ne fais plus partie de la troisième entité mondiale en terme de population : plus de 400 millions de membres, quand même !), no man's land de la communication virtuelle et lieu de désolation culturelle, où les précités avaient (donc) le loisir de me retrouver deux fois par décennie !

Bon, je le concède, en raison d'un engagement de forfait assez long (malins ces opérateurs !), je n'ai pas pulvérisé mon téléphone portable ni même piétiné à coups de talons mon ordinateur, lequel me sert à répandre la bonne parole sur ce blog (entre autres)... mais cela m'a titillé !

Echappatoire... pas défouloir...mmmmmmh... assez jubilatoire ! Croyez-moi : cela libère ! Ah, oui, il faut quand même que je vous explique... Vous ne savez peut-être plus !

Et oui, cela aurait été trop beau... Il y a un revers à ce changement : on prend d'autres habitudes... Du genre dont on ne peut plus se passer ensuite : comme celle de réfléchir et de profiter de la vraie Vie !

Tiens, pour être original et généreux, je vais vous faire don de l'idée suprême : je vais vous inciter à établir votre bucket list, maintenant que vous allez avoir du temps... du moins dès que vous aurez décidé votre "échappée belle", pour reprendre les termes d'un récent best-seller, lu dans mon autre vie...

Bon alors, je résume, hein... Qu’est ce qu’une "bucket list" ? Il s’agit d’annoter sur un morceau de papier l’ensemble des choses que vous voulez ne pas manquer dans votre vie, papier que vous conserverez jusqu’à avoir tout rayé. Simple, non ?!

Voilà, je vous livre (une partie de) la mienne, en l'état, brute de décoffrage... Libre à vous de piocher dedans, de retirer, d'ajouter... libre à vous de construire votre E.C.H.A.P.P.A.T.O.I.R.E. !

Bonne chance... mais est-ce vraiment du domaine de la chance ?! A vous de le... vivre !



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